A l’arrivée d’un chiot chez vous, vous êtes émerveillés, cette petite boule de poils vous fait craquer et ce soir qu’aller vous faire, il va pleurer ?

Vous penser, oh ! Le pauvre, on ne peut pas le laisser pleurer comme cela, il souffre. On va le prendre vers nous.

Eh! Oui, le prendre vers vous dans la chambre, voici la première erreur à ne pas commettre. NON, il ne faut surtout pas le prendre vers vous et surtout pas dans le lit.

Vous allez lui assigner une place bien à lui, marquée par un tapis ou un coussin qui ne se trouvera pas dans un passage, mais dans l’angle d’une pièce, dans un endroit relativement tranquille.

Demandez à l’éleveur quelques jours avant que vous ne le preniez de mettre un morceau de tissu sur la couche où il dort avec sa maman, ses frères et sœurs.

Ce morceau de tissu vous le lui mettrez sur sa couche chez vous, cela le tranquillisera et si vous n’avez pas pu faire cela avec l’éleveur ou que vous avez oublié. Mettez-lui un de vos vieux pulls ou vieux tee-shirts, que vous aurez porté pendant plusieurs jours, cela l’aidera à passer la première nuit aussi.

L’heure du coucher approche, laissez-le tranquille, ne jouez plus avec lui et ne le câlinez plus au moins un quart d’heure avant le coucher.

Maintenant au lit, vous le déposez sur sa couche et d’un ton ferme, vous lui dites «son nom, reste ».

Bien sûr il ne va pas rester sur son tapis et va s’approcher de la porte de votre chambre, sûrement pleurer si elle est fermée ou rentrer dans celle-ci, si la porte est ouverte.

Alors vous vous levez, le prenez, le reposez sur son tapis fermement, en lui disant » NON, RESTE » et cela d’un ton catégorique, surtout sans le câliner et vous recommencez à chaque fois qu’il recommence et ce en étant vraiment très ferme la troisième fois.

Ne le tapez pas cela ne sert à rien et ne criez pas non plus, vous lui confirmeriez par vos cris qu’il a raison de faire cela.

Ne lui parlez pas non plus depuis votre chambre encore une fois vous lui diriez qu’il a raison de pleurer.

Vous devez avoir une voix très ferme et une attitude très dominante, c’est cela qui montrera à votre chien que vous ne rigolez pas.

La place d’un chien n’est pas dans ou sur un lit, en faisant cela vous ne respectez pas la hiérarchie qui régit les lois dans une meute.

Vous êtes le dominant donc vous avez une place en hauteur, il est le dominé donc il a une place plus bas que vous.

Si vous ne respectez pas les lois qui régissent la meute, votre chien risque de ne pas être bien dans sa tête, car il ne comprend plus les codes.

De plus en faisant cela vous le surprotégez, et en le surprotégeant il va comprendre dans ses codes à lui qu’il est le dominant et à son tour il risque de vous surprotéger et ce n’est pas bon du tout.

Si vous avez un chien à tendance dominante, attention si vous ne le dominez plus. Car ce n’est pas vraiment à l’âge d’un an que vous risquez d’avoir de gros problèmes, mais vers l’âge de deux ou trois ans.

Vous devez immédiatement apprendre à votre chiot que lorsque vous dîtes » NON », il doit obéir immédiatement et que c’est sans appel. On dispute et on récompense un chien par la voix et si vraiment votre chiot n’obéit pas, alors vous le prenez par la peau du cou et le secouez (comme le faisait sa maman pour le disputer), dès qu’il se soumet, c’est à dire qu’il se couche, qu’il se met sur le dos ou qu’il couine (se sont des signes de soumission) vous arrêtez immédiatement et ne le disputez plus, même pas par la voix. Ne le caressez pas non plus pendant quelques minutes.

Mais n’oubliez pas de le féliciter, si à vos ordres il a bien obéit. On donne toujours les ordres sur un ton ferme et sans crier. Et lorsque l’on félicite un chiot dans les débuts de son éducation, on le fait toujours en exagérant. » C’est bien, oui c’est très bien » et d’un ton vraiment enjoué.

L’arrivée d’un chiot va bousculer votre vie, mais aussi la sienne. Dans les débuts de son arrivée lorsque vous désirez qu’il vienne vers vous, accroupissez-vous votre chiot sera moins impressionné par vous et viendra plus facilement. Vous êtes énorme pour lui, et lui si petit. Pensez toujours à faire cela dans les débuts de l’éducation.

Lorsque-vous le couchez dans son panier, dîtes son nom et « place » ou » à ta place », puis « reste » si vous désirez qu’il ne bouge pas de son panier, faites-le à chaque fois. Comme cela lorsque plus tard vous direz son nom et à ta place, il ira tout seul dans son panier car vous le lui aurez appris depuis tout petit.